Mot de passe oublié ?
Accueil / Informations
Zoom sur

PTZ + : l’Union des Maisons Françaises tire la sonnette d’alarme
Lundi 21 Novembre 2011
PTZ+ et loi de finance : Immobilier Mode d'Emploi fait le point avec Christian Louis Victor, Président de l' Union des Maisons Françaises. Pour le Président, les amendements déposés dans le cadre du projet de loi de finance 2012 constituent "un véritable contresens économique et social". Vers une France de propriétaires ?

"UN CONTRESENS ÉCONOMIQUE ET SOCIAL"

Après les inquiétudes exprimées par l’ensemble des professions du Bâtiment sur la disparition du dispositif Scellier au 1er janvier 2013, c’est au tour de l’Union des Maisons Françaises (UMF) de lancer un cri d’alarme sur la suppression du PTZ+, pour le neuf, en zone C et B2. Cette proposition du gouvernement, sous forme d’amendement déposé dans le cadre du projet de lois de finances, aurait pour conséquence, selon l’UMF, de « remettre en cause en année pleine 44 000 constructions de maisons et de plus de 100 000 emplois », sans oublier la perte de TVA qui s’en suivrait. « Contresens économique et social », cette mesure est clairement contre productive et va à l’encontre d’une politique de soutien à l’accession à la propriété. En effet, « l’accession est la plus importante en zone C », soit un territoire de 32 000 communes pour 40 % de la population. Or, souligne l’UMF, « l’accession en maison neuve en secteur diffus – la fameuse zone C- est le mode opératoire le plus performant de ces dix dernières années au regard des contraintes de prix ayant pesé sur les ménages ».
Le PTZ+, LA nouvelle formule du PTZ entrée en vigueur en 2011, n’est pas dirigée vers ceux qui devraient être concernés : « Ces aides vont aux plus aisés, qui plus est sans retour sur la collectivité en l’absence de travaux », souligne encore l’Union des Maisons Françaises. Et d’inviter le gouvernement à se pencher réellement sur cette mesure : « Si arbitrages il y a, ils doivent l’être en concentrant l’aide sur le neuf et sur l’ancien sous condition d’une forte proportion de travaux (54 % du prix d’achat comme exigé initialement en 1997 lors de l’ouverture du dispositif à l’ancien) et en supprimant tous les effets d’aubaine sur les zones tendues ».